Johnny casse la croûte avec Saint-Pierre

J’aurais pu intituler cet article « L’idole déjeune au paradis » mais j’avais envie de faire ce trait d’humour que Johnny aurait sans doute compris, malgré le peu de facultés intellectuelles que lui prêtaient ses détracteurs. J’espère que les amateurs de calembours auront saisi la subtilité eux aussi.

Après plusieurs mois de silence sur le blog d’Ordilucratif, je reviens y écrire quelques lignes, pour saluer d’une manière plus décalée et moins conventionnelle que les médias durant toute la journée d’aujourd’hui, la mémoire d’un artiste hors du commun, comme on n’en connaît peu au cours d’une vie.

Je n’ai jamais été un fan inconditionnel de Johnny et lui-même ne souhaitait pas que l’on le définisse comme une star absolue, dont il se défendait d’ailleurs. Force est de reconnaître toutefois qu’il a su traverser les époques et adapter son répertoire à des styles de musique extrêmement variés. A ses débuts, il se revendiquait rocker et cette étiquette lui a collé à la peau durant la majeure partie de sa carrière. Il ne faut néanmoins pas oublier qu’il savait aussi se montrer généreux dans les paroles de ses textes. Même s’il n’en était pas forcément l’auteur, il savait se les approprier et les empreindre de tendresse et d’émotion.

Il a chanté qu’on a tous quelque chose en nous de Tennessee. Je ne serai pas très original en disant qu’aujourd’hui, on a tous quelque chose en nous de Johnny : d’autres l’ont déjà dit avant moi.

La chanson française est désormais quelque peu orpheline après la disparition de cet icône qui marquera encore les décennies à venir, à la manière d’autres monstres sacrés partis avant lui, et qui ne meurent jamais vraiment. En ce jour de tristesse, nous pouvons penser et plaindre ceux qui l’adulaient comme une idole. Saluons aussi le courage qui l’a habité dans son combat contre la maladie pour offrir à ses fans les derniers concerts qu’il a voulu mener jusqu’au bout par respect et reconnaissance pour son public.

Au-delà du chagrin ressenti par ses admirateurs, ayons surtout une pensée pour sa famille, son épouse, et ses enfants qui n’auront plus de papa à partir d’aujourd’hui. Voilà donc l’hommage que je souhaitais rendre à un chanteur musicien au talent scénique et artistique hors du commun, et à un homme doté de grandes qualités de cœur. Je me souviens de sa plus belle phrase, entendue par hasard lors d’une interview télévisée ordinaire : « Un homme qui ne pleure pas, c’est un homme qui n’a pas de cœur. »

Salut l’artiste.

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